OLIVIER DEBRE > Repères biographiques

REPÈRES BIOGRAPHIQUES
par Lydia Harambourg
Image
Ocre Coulé deLoire, Trace Rouge Touraine, 1987
180 x 310cm. Photo:Jef Rabillon

1920
Naissance d'Olivier Debré à Paris, dans une famille de médecins et d'artistes.
1929
Disparition brutale de sa mère. Les trois enfants, Michel, Claude et Olivier restent seuls avec leur père.
1929 - 1936
Il passe ses premières vacances dans la propriété maternelle, près d'Amboise, puis au domaine Les Madères que son père acquiert non loin de là, à Vernou-sur-Brenne. C'est dans ce climat, tourangeau et ligérien, qu'Olivier Debré peint, dessine et sculpte sous le regard bienveillant de sa famille. 
Études au lycée Montaigne et à Louis-le-Grand.
1937 – 1938
Baccalauréat, section philosophie. Découvre Guernica exposé dans le pavillon espagnol de l’Exposition internationale des arts et techniques. Il séjourne tout l'été en Italie et visite Florence, Assise, Rome, Paestum, Naples...
En mars 1938, il est reçu parmi les premiers à l'École des beaux-arts, section architecture.
1939 – 1944
Parallèlement à ses études d'architecture, il étudie l'histoire à la Sorbonne où il obtiendra sa licence en 1942. Il fréquente l'atelier de l’architecte Le Corbusier.
Durant cette période très active, il ne cesse pas de peindre, notamment en Touraine.
Georges Aubry expose, le premier, quelques-unes de ses toiles d'esprit impressionniste, dans sa galerie de la rue de Seine. Celles-ci sont remarquées par Dunoyer de Segonzac et par Picasso que Debré rencontre à cette occasion. Il s’oriente rapidement vers l'abstraction. Aubry présente ses premières toiles abstraites dès 1943.
Début 1944, il épouse Denise Coulon à Paris. Comme son père et son frère Michel, il participe à la Résistance. En août il est sérieusement blessé sur une barricade place de la République.
Durant l'hiver 44 il réalise Signe de ferveur noir, huile sur bois peinte directement au tube. 
1945
Naissance de son fils Patrice.
Très marqué par les horreurs de la guerre et des camps de concentration, il traduit le refus de cette violence dans des dessins au titre évocateur tel Le Mort de Dachau dont il subsiste de nombreuses versions.
1946
Debré installe un atelier à Cachan. Les toiles qu'il y réalise, en noir et blanc, comme   La Vérité et la Justice poursuivant le Crime, de huit mètres de long, sont de la même veine.
Premières gravures.
Il fait la connaissance de Lanskoy.
1947
Il peint Le Concert champêtreou Grande brune, achevé en 1952.
1948
Il participe pour la première fois, en même temps que Pierre Soulages, au salon des Surindépendants.
1949
Premiers Signes-personnages
Première exposition personnelle, avec succès, à la galerie Bing. À l'automne, Olivier Debré installe un second atelier, à Paris, rue Saint-Simon. Il est invité pour la première fois au Salon d'automne.
C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de ses grands aînés abstraits : Hans Hartung, Gérard Schneider, Poliakoff, Vieira da Silva, Nicolas de Staël...
1950
En février, il présente des œuvres à New York, à la Perspective Gallery. Il est invité pour la première fois au Salon de mai.
Naissance de sa fille Sylvie.
1952
Le critique Charles Estienne invite Debré à participer à son premier Salon d'octobre.
1953
Année charnière pour Debré qui délaisse les Signes-personnages au profit des Signes- paysages qu’il privilégiera par la suite.
1954
Participation au premier salon Comparaisons.
1956
Importants articles de John Gross in The Burlington Magazine et de Pierre Restany in Cimaise
1957
Sa seconde exposition personnelle présentée par Michel Warren, consacre Debré," désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'École de Paris " écrit John Prossot in Apollo.
Participation à l'exposition collective Cinquante ans de Peinture abstraite à la galerie Creuze, à l'occasion de la sortie du Dictionnaire de la Peinture abstraite de Michel Seuphor.
Il est invité pour la première fois au Salon des réalités nouvelles.
1959
Exposition de 9 peintures à la Phillips Gallery à Washington. Première exposition personnelle aux États-Unis, à la Knoedler Gallery. Il y rencontre Rothko.
Participe à Peintres d'aujourd'hui, au Palazzo delle Arti à Turin.
1962
Exposition de 30 peintures au musée de l'Athénée à Genève, accompagnée d'une publication de Pierre Courthion.
Première participation au salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui à Paris.
1963
Exposition à la galerie Knoedler, à Paris puis à New York. En France comme aux États-Unis l'exposition remporte un grand succès dont la presse se fait largement l'écho. 
Participation à Paris au Salon d'art contemporain  et à Esquisse d'un Salon à la galerie Denise René. 
1965
« Premier portraitiste des espaces illimités » comme Pierre Paret l’écrira par la suite (in Vie des Arts, 1970), Debré inaugure la longue suite d’œuvres monumentales qui vont jalonner son parcours.
Réalisation de 2 toiles de 1,80 x 8,80 m et 1,80 x 15,00 m pour l'internat du collège de Royan.
Claude Bernard présente pour la première fois ses sculptures dans l’exposition Sculptures de peintres.
1966
Première exposition personnelle à Oslo.
Première exposition dans un musée français, le musée des beaux-arts du Havre.
1967
Olivier Debré réalise Signe d'homme, de 5,00 x 2,50 m, pour le hall du pavillon français de l'exposition internationale de Montréal.
Parution de la première monographie sur Debré par Pierre Courthion. Il est nommé membre du Comité français des arts plastiques.
Exposition personnelle galerie Cavalero à Cannes et participation à de nombreuses expositions collectives.
1968
Il réalise plusieurs compositions monumentales : 1,70 x 7,50 m pour le collège d'Audruicq (Pas-de-Calais) ; 4,00 x 4,00 m et 4,00 x 9,00 m pour l'amphithéâtre de la faculté de médecine de Toulouse et 1,80 x 8,00 m pour les bureaux.
L’exposition des peintures de Debré et des sculptures de Gilioli au musée Galliera, en mai, suscite une abondante critique, unanime à reconnaître l'importance de l'artiste.
1969
Expositions personnelles galerie de l'A.P.I.A.W. à Liège, galerie Hébert à Grenoble et au musée de Brest.
Participation à Vingt ans d'acquisitions 1948–1968, au musée des Augustins à Toulouse, et à l'exposition itinérante en Tchécoslovaquie L'École de Paris aujourd'hui.
1970
Première exposition personnelle au Japon, à la Nippon Gallery à Tokyo. Debré visite le pays et découvre la calligraphie japonaise.
Il exécute une céramique de 4,00 x 18,00 m pour le pavillon des Communautés européennes de l'exposition internationale d'Osaka.
1971
Il présente 2 projets au concours international pour la construction du Centre Georges Pompidou.
Il peint 2 panneaux de 1,80 x 8,00 m : La Loire à Amboise le matin et La Loire au crépuscule, pour le lycée Léonard de Vinci à Amboise.
1972
Olivier Debré continue à réaliser des œuvres monumentales : L'Arrivée du Messie, 1,80 x 9,00 m, pour la Maison de France de l'université hébraïque de Jérusalem ; une toile de 1,80 x 10,00 m pour la Cité éducative européenne du Touquet.
Expositions personnelles à Oslo et à Genève.
1973
Première exposition personnelle à la galerie Ariel à Paris. Le catalogue comprend un texte de Debré, Impressions de voyage. Exposition particulière, galerie Bettie Thommen à Bâle.
1974
Exposition personnelle en Suisse, galerie Numaga à Auvernier. Première exposition montrant un important ensemble de dessins associés à des sculptures au musée de l'abbaye Sainte-Croix des Sables-d'Olonne.
1975
Rétrospective au musée d'Art et d'Industrie et à la maison de la culture de Saint-Étienne reprise par le musée Picasso à Antibes. Expositions personnelles à Oslo et à Bruxelles.
Réalisation de 3 compositions monumentales ; deux pour le lycée Rabelais de Chinon de 1,80 x 8,00 m et une pour l'école hôtelière du Touquet.
Pour la première fois, le musée d'Art moderne de la ville de Paris accueille Olivier Debré.
1976
Importante exposition au musée des beaux-arts de Nantes. Exposition de sculptures chez Artcurial à Paris.
Réalisation d'une peinture de 7,00 x 2,00 m pour la nouvelle École polytechnique de Palaiseau.
1977
Importante exposition au National Museum of Wales à Cardiff avec un texte de Debré pour le catalogue. Expositions personnelles, galerie Cavalero à Cannes et galerie Hérodiade à Saint-Étienne. Participe, au musée Cantini à Marseille, à l'exposition Certitude de l'incertain.
1978
Réalisation d'une vidéo, L'Alphabet du sourire.
Expositions à Aalborg et à Copenhague. Participe à l'exposition L'Espace du temps. Abstraction des années cinquante en France, à la maison de la culture de Grenoble.
Entreprend une décoration pour le centre hospitalier universitaire de Liège.
1979
Première exposition chez Daniel Templon. Expositions particulières en RFA à Rottweil, en Norvège à Trondheim, en Suède à Varberg, au Danemark à Randers, à Liège au musée des beaux-arts et à la maison de la culture de Montbéliard.
1980
Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il enseignera jusqu'en 1985.
Exposition rétrospective à la fondation du château de Jau. Exposition rétrospective itinérante au musée des beaux-arts de Tours, au musée Sainte-Croix de Poitiers et à Strasbourg, au musée d'Art moderne.
Réalisation d'une céramique de lave émaillée de 10,00 x 22,00 m pour l'hôtel  Nikko à Paris.
1981
Publication dans la revue Arts d'un texte de Debré intitulé L'Atelier de Courbet c'est déjà le cubisme, l'abstraction, le tachisme et les matiéristes.
1982
Expositions personnelles à New York, Oslo, Washington, Nantes, Toulouse, Lyon.
Inauguration d'une salle Olivier Debré au musée des beaux-arts de Tours.
Commande d'une peinture monumentale pour la nouvelle ambassade de France à Washington.
1983
Séjour et exposition à Houston. Autres expositions personnelles à Washington, au Danemark, à Randers et à Marseille.
1984
Double exposition de grands formats au Pavillon des Arts et à la galerie Daniel Templon. Exposition à la galerie Daniel Gervis avec la présentation de la monographie de Bernard Noël. Expositions personnelles à la maison de la culture de Bourges, à Copenhague et à Chicago.
1985
Expositions à Mulhouse, à Colmar et à Bourg-en-Bresse. Exposition rétrospective au musée des beaux-arts d'Orléans.
1986
Premier voyage en Afrique noire et exposition à Dakar. Expositions personnelles à Genève, à Grenoble et à Luxembourg. Exposition rétrospective au musée d'Art et d'Histoire de Metz.
1987
Exposition de l'œuvre gravé à la Bibliothèque nationale.
À la demande de Jack Lang, il réalise le rideau de scène et le rideau de fer de la Comédie-Française.
Exposition à l'abbaye des Cordeliers à Châteauroux.
1988
Exposition des Notes de voyage d'Olivier Debré, à la maison de la culture de Nevers. Exposition au musée Ingres à Montauban. Exposition d'œuvres décoratives monumentales au centre culturel de Boulogne-Billancourt ; inauguration de la toile de 50 m2 peinte pour l'escalier de la mairie. Participe à l'importante exposition collective itinérante Abstractions lyriques : Paris 1945–1955.
1989
Olivier Debré réalise le rideau de scène du nouvel Opéra de Hong Kong, œuvre monumentale de 9 m de haut sur 15 m de large.
1990
Nombreuses expositions personnelles, dont une importante exposition de dessins au musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, et collectives.
1991
Deux expositions simultanées à Tours et à Amboise en hommage de la Touraine au peintre.
Première présentation à l'artothèque de Toulouse d'une exposition itinérante de gravures et de lithographies. Expositions à Tokyo, à Oslo et à Luxembourg.
Parution aux Éditions Cercle d'Art d'une importante monographie par Pierre Cabanne.
1992
Inauguration du Mémorial du Général de Gaulle, sculpture en granit de 17 m de haut offerte par la capitale française à la ville de Montréal.
Réalisation d'une céramique de 1,70 x 4,12 m pour la Villa Kujoyama à Kyoto.
1993
Parution du Catalogue raisonné desEstampes et livres illustrés par Emmanuel Pernoud.
Inauguration à Kyoto d'une grande céramique bleue et blanche destinée au temple Daikakuji.
Expositions au musée de la Poste, au château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard, au musée de Valence, au musée Fesch à Ajaccio et au théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Décoration de la station Les Arènes du métro de Toulouse.
1994
Réalisation de la première fontaine commandée par la Société des autoroutes du sud de la France.
Inauguration du tunnel sous la Manche. Pour l'entrée de Calais, Debré a conçu un ensemble de 4 structures en acier dont la plus haute mesure 18,00 x 8,00 m.
1995
Exposition rétrospective à la galerie nationale du Jeu de Paume. Elle sera ensuite présentée en Islande à Reykjavik, en Norvège à Stavenger, à Milan, à Rome, à Liège, à Rio de Janeiro, avant les villes de Mexico et de Bogota.
1996
Réalisation du rideau de scène et des toiles tendues des galeries des balcons latéraux du théâtre des Abbesses.
Exposition à Tarbes.
1997
Première à l’Opéra Bastille du ballet Signes de Carolyn Carlson dont les décors et les costumes sont d’Olivier Debré.
Exposition itinérante de gravures dont le point de départ est le centre de Gravure contemporaine de Chatou avec des étapes successives en Ukraine et en Lettonie, à Hanoï, à Bangkok et à Singapour.
1998
Exposition à l'Astrup Museum.
Réalisation du rideau de scène du nouvel Opéra de Shanghai. À cette occasion Marc Deville réalise un reportage dont les photos seront exposées à Paris à la maison de la Chine.
1999
Debré est élu membre de l’Académie des beaux-arts.
Exposition à l’espace Riquet à Béziers.
Il décède à Paris le 1er juin à l’âge de 79 ans. Il est enterré au cimetière de Noizay, près de son atelier des Madères, à Vernou-sur-Brenne.

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