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 La rencontre,2008 huile sur toile, 250 x 200cm Extraits de presse Le plaisir est immense quand un jeune peintre confirme l’espoir né de très encourageants débuts … un engagement musclé et profond, une maitrise de la composition et de la palette chromatique, une puissance d’expression. Laquelle avoue de solides parrains : le Goya des combats, des expressionnistes allemands, …. Ses coloris vont du noir au rouge, au mauve, tout en concentrant notre attention sur des jeux de lignes, de tons, de volumes qui s’interpénètrent savamment. Roger-Pierre Turine Ce qui est peint ? Un charnier de couleurs ravinées, violentées, de touches entremêlées, de lignes empâtées, de repeints et non de repentirs et, par éclats, la mémoire de couches antérieures, mais dessiné, maîtrisé. Pire : avec un soupçon de distance, voire d’humour… Ce qui est dépeint ? On imagine les restes de corps déchiquetés par des pratiques d’une extrême barbarie. Ils évoquent autant l’actualité que les multiples supplices de la traditions mythologique, ou biblique, alors que l’Eglise donne à voir, elle, nombre de Calvaires, jusqu’à accoutumer notre regard à la figure du Christ en croix, comme son ultime orient Michel Brière Ronan Barrot comme Archie Sheep joue : engagement total, mépris des risques, intensité terrible. La trajectoire de Ronan Barrot est remarquable. En quelques années, ce jeune peintre né en 1973, a accédé à une notoriété telle qu’il expose désormais dans les galeries de Claude Bernard, qui fut celle de Bacon et Paul Rebeyrolle. Ces deux noms viennent d’autant plus vite à l’esprit qua Barrot est, comme ils le furent, un amant forcené de la peinture- de la peinture au sens le plus physique et le plus visuel. Chaque œuvre nait d’une bataille qui, longue et furieuse, a laissé ses traces partout. Philippe Dagen A l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, où il étudia, il se réfugiait souvent dans la salle de sculptures afin de dessiner d’après modèles vivants. Il se préoccupait déjà de la qualité de la lumière pénétrant dans la salle de classe. Seul dans le minuscule atelier qu’il avait alors près de la Bastille, il expérimentait à travers une madone la complexité du plissé d’une robe. La peinture l’habite, depuis toujours peut-être. Mais l’aisance est un piège… C’est pourquoi Ronan barrot maltraite son geste, bouscule sa facilité, contraint le don qu’il a pour le dessin, casse et reconstruit. La touche est rapide, violente. Composer un tableau, trouver l’équilibre et la justesse exige de prendre des risques… Olivier Céna Ronan Barrot à l'EspaceFernet Branca
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