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 REPÈRES BIOGRAPHIQUES
1910 Le 7 juillet, naissance de Jean Planque à Ferreyres dans le canton de Vaud. Il est le seul garçon d’une famille de six enfants. 1921-1925 Les Planque s’installent près de Mont-sur-Rolle. Jean se montre peu assidu à l’école. Mis en pension à Genève, il travaille comme magasinier. 1925-1929 Il suit les cours de l’Ecole de Commerce de Lausanne, où il obtient à dix-neuf ans un diplôme. Sur le chemin de l’école, il découvre la peinture moderne: dans la vitrine de la galerie Vallotton, un bouquet de roses de Renoir "dont il ignore jusqu’au nom" l’émerveille au point qu’il franchit le seuil pour en demander le prix. Il en est scandalisé, et plus encore par le prix d’une petite toile de Cézanne qui lui semble inachevée. 1929-1931 Planque part pour Bâle où il a trouvé du travail dans une compagnie d’assurances. Il apprend le piano et se met à l’aquarelle, guidé par Walter Schüpfer, peintre et musicien, qui lui fait connaître les musées et les artistes bâlois. Il aperçoit dans la vitrine d’un marchand des aquarelles de Klee qu’il prend pour des dessins d’enfant. La révélation de cet art transforme complètement son approche de la peinture. 1933-1934 Retour dans sa famille pour cause de faillite de son employeur 1936 Sa mère étant brusquement décédée, il assume la charge de sa famille. Il exerce plusieurs métiers, notamment celui de voyageur de commerce au service d’un fabricant d’aliments pour bétail 1939-1945 Dès le début de la guerre, il développe la vente de chaux utile aux paysans. Excellent vendeur, il obtient ainsi des redevances qui lui permettent de ne travailler qu’à temps partiel. Installé dès 1942 à Ouchy, il rencontre René Auberjonois, Charles-Albert Cingria, Lélo Fiaux, Henry-Louis Mermod. Il fait également la connaissance de l’éditeur Albert Skira, qui a ouvert une galerie à Genève, et auprès duquel il achète quelques tableaux importants pour le compte d’un ami. 1945 A la fin de la guerre, il met au point avec un ami chimiste un concentré révolutionnaire pour nourrir les porcs. La commercialisation du produit lui assure une rente. 1946 Voyage en Italie. La même année, il pousse par hasard la porte de la galerie Tanner à Zurich avec laquelle il accepte de collaborer quelques mois. 1948-1951 Grâce aux bénéfices de son invention, Planque s’installe en Provence sur les traces de Cézanne, le peintre qu’il admire le plus. 1951-1952 Il rejoint Paris et suit avec assiduité l’école de la Grande Chaumière, visite les musées. Il ressent une profonde émotion devant des toiles abstraites de Manessier. Nouvelle révélation: il comprend qu’il a perdu son temps et décide de se rattraper en fréquentant désormais les galeries de peinture contemporaine. 1952 Rencontre Suzanne Cizey, modiste, qui devient sa compagne. 1954 Son invention ne pouvant être brevetée, il se retrouve brutalement dans l’obligation de gagner sa vie. En août, il se rend à Bâle, où son ami Schüpfer lui suggère d’aller voir Ernst Beyeler, lequel, ayant repris une galerie, pourrait avoir besoin de ses services. C’est le début d’une collaboration qui durera jusqu’en 1972. 1955-1956 Jusqu’alors réticent, il est brusquement fasciné par les tableaux de Dubuffet. 1957 Dubuffet demande à rencontrer Planque et Beyeler. Il en résulte une association pour la vente exclusive des lithographies de l’artiste. Planque fait également la connaissance de nombreux peintres comme Sonia Delaunay, Bazaine, Bissière, Clavé, Hantaï, Hans Berger, Kosta Alex, avec lesquels il tisse des liens d’amitié. 1958-1959 Planque participe aux travaux de lithographe de Dubuffet qui lui fait de plus en plus confiance. Rencontre Tobey et Sam Francis. 1960 Le jour anniversaire de ses cinquante ans, première rencontre avec Picasso, auquel il est venu apporter un portrait de Cézanne. 1962 Dubuffet se retrouvant sans marchand, Planque propose que la galerie Beyeler se charge de la vente des tableaux en Europe et que la galerie Jeanne Bucher assure le même rôle à Paris. Rencontre Giacometti, avec lequel il aura plusieurs entretiens. 1963 Rend visite à Aloïse dans son asile de La Rosière, près de Gimel. 1964 Prépare avec Dubuffet la grande exposition au Palazzo Grassi de Venise où L’Hourloupe est présentée pour la première fois au public. 1965-1966 Se rend à plusieurs reprises chez Picasso 1967 Sur un prétexte futile, Dubuffet lui retire sa confiance. Cette rupture affectera Planque durement, jusqu’à leur réconciliation en 1973. 1972 Malade, Planque se réinstalle à Morges et met fin à son activité auprès de la galerie bâloise, tout en restant pour Beyeler un conseiller précieux. Il commence à rédiger ses mémoires et se remet assidûment à la peinture 1981 Il emménage à La Sarraz, petite ville proche de son village natal de Ferreyres, où il vit entouré de ses tableaux et fait tous les jours ses gammes de peinture 1995 Mort de Suzanne Planque, le 3 septembre. 1998 Il crée en janvier la Fondation Jean et Suzanne Planque. Il meurt le 27 août De Degas à Picasso, collection Jean Planque Roman d'un collectionneur page d'accueil
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