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BIOGRAPHIE

Son enfance 
Antoni Clavé naît à Barcelone en 1913 rue Villaroel. Il a deux ans lorsque sa mère s’installe avec lui, rue Valldoncella, au 56, où elle demeurera jusqu’en 1934. 
En 1918 il entre à l’Ecole primaire, puis au collège Hispano-Américain. 
Dès 1926 à l’âge de 13 ans, il doit travailler. Il est embauché comme commis dans une maison de tissus pour gaines et corsets, rue de Gravina, et s’inscrit au cours du soir de l’école-annexe des Beaux-Arts, rue Aribau. Il commence le modelage dans la classe d’Angel Ferran et le dessin avec José Mongrell. Il y fait la connaissance d’Eudald Serra, Jordi Casals, Ramon Martí, Grau Sala, Hermán Picó…

Sa formation
José Mongrell lui trouve une place d’apprenti peintre en bâtiment chez Tolosa. Attiré par le côté manuel des rudiments du métier –badigeons, enduits, colles, et plus tard préparation des couleurs– le jeune Clavé apprend à manier les brosses, à dessiner, la lettre, le faux bois, etc.
Il peint en 1928 le portrait de sa grand-mère maternelle qui sera l’une de ses premières œuvres.
Il continue toujours chez Tolosa en 1930 pour gagner sa vie et celle de sa mère paralysée, qui est à sa charge. Il suit les cours du soir, à l’Ecole centrale des Beaux-Arts, où il rencontre Salvador Ortiga avec lequel il se lie d’une profonde amitié. Celui-ci conseille et influence Clavé, son cadet de trois ans.
Il quitte en 1932 l’Ecole des Beaux-Arts. Un deuxième prix au concours d’affiches, organisé par la Caisse d’Epargne de Barcelone, le décide à abandonner sa place de peintre en bâtiment. En 1934, Clavé utilise dans ses travaux publicitaires et décoratifs les nouveaux matériaux expérimentés par certains artistes d’avant-garde : collages de matières diverses, cordes, tissus imprimés, carton ondulé, papier journal, etc. Avec son ami Salvador Ortiga, il fait des recherches de matières nouvelles, qu’il reprendra quelques années plus tard à Paris.
En 1935, Clavé s’installe avec sa mère rue Sepulveda, 178. Affiches et décoration absorbent tout son temps, ce qui explique sa faible production picturale.

La guerre civile espagnole
En 1936, la Guerre d’Espagne éclate. Il part en 1937, pour le front d’Aragon où il est affecté à une compagnie
de fantassins comme soldat de 2e classe. En 1938, il revient à Barcelone et avec son ami Martí Bas, il exécute des décors pour le Théâtre aux armées.
En janvier 1939, il arrive en France, avec les restes de l’armée républicaine. Il est interné à Piras de Molló, puis à Perpignan au camp des Haras. Il sera libéré peu après, avec Pedro Florès et Fontseré, grâce à l’intervention du peintre roussilonnais MartínVivés.
Il expose des dessins exécutés au camp d’internement, des gouaches et quelques portraits à la mine de plomb dans une patisserie-salon de thé de Perpignan, la « Maison Vivant », appartenant à Mlle Marie Martín. Cette dernière et le peintre Vivès logeront et nourriront Clavé, complètement démuni pendant son séjour à Perpignan, jusqu’en avril. 
Le 5 avril Clavé arrive à Paris. Sans papiers d’identité et avec les quelques francs que lui a rapporté l’exposition de Perpignan, il est accueilli par des amis français rencontrés à Barcelone avant la guerre. Chez les frères Sarsanedes, il rencontre le docteur Anguerra de Sojo, qui le met en rapport avec une maison d’éditions enfantines pour laquelle il dessinera des comics.

La seconde guerre mondiale
En avril 1940, il expose à la librairie « Au Sans Pareil », sans le moindre résultat financier. En juin, les Allemands sont aux portes de Paris. Clavé pense partir pour le Venezuela. Il quitte la capitale, mais à Malesherbes les blindés allemands coupent la route et l’obligent à rebrousser chemin. 
En 1941, Clavé s’installe dans son premier atelier situé au 45, rue Boisssonnade. Il réalise des lithographies pour Chansons du Passé de Paul Arma qui ne paraîtront qu’en 1944. 
En 1942, naît son fils Jacques. Au mois de mai, la mère de Clavé arrive à Paris. Epoque intimiste, où il est influencé par Bonnard et Vuillard. C’est l’année de sa première exposition à Paris avec Martí Bas, Bosc et Grau Sala à la Galerie Castelucho.
Il exécute en 1943 les lithographies pour Tot l’Any de Rafael Tassis et pour Lettres d’Espagne de Prosper Mérimée. En 1944 il rencontre Picasso, choc profond qui sera déterminant pour l’avenir de son œuvre. Il expose à la Galerie Henri Joly.

L’après guerre : 1945-1950
En 1946, il voyage en Tchécoslovaquie à l’occasion de l’exposition des peintres espagnols à Prague, avec Picasso, Borès, Dominguez, Florès, Lobo, Fenosa, Condoy, Vinès, etc…
C’est une période où il réalise de très importants décors et costumes pour des ballets : Los Caprichos, Ballets des Champs-Elysées, Paris, 1946 ; Carmen, Ballets de Paris de Roland Petit, Paris, 1949 ; Ballabile, Sadler’s Welles Ballet, Covent Garden, Londres, 1950.
Il illustre également de nombreux ouvrages : La Dame de Pique, de Pouchkine et Carmen, de Prosper Mérimée en 1946 ; réalise des lithographies pour Candide de Voltaire en 1948 ; commence en 1950 l’illustration du Gargantua de Rabelais qui lui inspirera de nouveaux sujets : Hommage à Zurbarán, Roi de cartes, Personnages du Moyen Age, Guerriers, etc…
De nombreuses expositions ont lieu : galerie Delpierre, Paris, 1946 ; en 1947, il voyage et expose à Londres à l’Anglo-French Art Center ; en 1948 à la Galerie Rrobert Martin à Oran et obtient un des prix Hall mark à New York. ; à Malmö en 1949 et à Göteborg en 1950

La reconnaissance internationale
En 1951, il expose à la Galerie Witcomb à Buenos Aires, et à Rome à la Galleria dell’Obelisco. Il voyage en 1952 aux Etats-Unis et il expose à la Galerie Drouant-David à Paris en 1953.
Ses créations pour les décors et les costumes de ballets sont une part essentiel de sont travail : La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, Festival de Biarritz et Théâtre de l’Œuvre, Paris, 1951 ; Revanche, Ballets de Ruth Page, Chicago Opéra Ballet, 1951 ; Don Perlimplin, de Federico García Lorca, au Festival du XXe siècle, Paris, 1952 ; Les Noces de Figaro, de Mozart, Festival d’Aix-en-Provence, 1952 ; Deuil en 24 heures, Ballets de Roland Petit, Paris, 1953.
En 1954, Clavé décide d’abandonner l’illustration de livres et la décoration théâtrale pour pouvoir se consacrer entièrement à la peinture. 
Plusieurs expositions ont lieu à l’étranger : Galleria dell’Obelisco à Rome et Galleria del Sole à Milann en 1954 ;. Tooth Gallery, Londres en 1955. Il réalise cette même année les décors et les costumes pour La Peur, ballet de Roland Petit, qui sera le dernier en date.

Se consacre entièrement à la peinture
Il exécute en 1956 une série de Rois, Reines et Guerriers. Il revient aux collages mais en les employant comme éléments incorporés à sa peinture. Il reçoit le prix Unesco de gravure à la XXVIIIe Biennale internationale d’Art de Venise et il expose à la Sala Gaspar de Barcelone.
Il crée en 1957 ses premières peintures sur tapis, et expose à la Galerie Beyeler à Bâle, au Musée d’Art moderne de Bilbao, et à la Stephen Silagy Gallery de Los Angeles. Il reçoit le prix Matarasso à la Ve Biennale de Sao Paulo.
La Galerie Creuzevault organise à Paris en 1958 sa première exposition importante. Clavé reçoit le prix Kamakura à la Biennale de Gravure de Tokyo.
La Mala Galerija à Ljubljana (Yougoslavie) expose des séries de lithographies.
La Galerie Creuzevault présente, pour la seconde exposition de Clavé, des peintures, sculptures et objets en plomb. Il expose au Musée Picasso à Antibes, et pour la première fois à la Sala Gaspar de Barcelone qui réunit un ensemble d’œuvres de 1953 à 1959.
Le Musée Rath à Genève présente « 25 ans de peinture » de Clavé, peintures, sculptures, maquettes de théâtre et costumes, lithographies.
Clavé exécute en 1963 plusieurs tapisseries-assemblages qui seront présentées l’année suivante au Musée de Bilbao. Il expose à la galerie Semiha Hüber de Zurich ses peintures, diptyques et sculptures. Il entreprend une série de grandes toiles, accompagnées de lithographies et eaux-fortes, sur le thème Hommage à Domenikos Théotokopoulos.

S’installe dans le Midi de la France
En 1965, Clavé s’installe dans le Midi de la France. Les tapisseries-assemblages sont présentées à la Galerie Semiha Hüber à Zurich et à la Sala Gaspar de Barcelone en même temps que Hommage à Domenikos Théotokopoulos.
Les années suivantes voient la multiplication des expositions : Galerie Creuzevault, Paris, 1968 ; Galerie Chozo Yoshii, Tokyo, 1969 ; ensemble de peintures, collages, assemblages, sculptures et lithographies, Sala Gaspar, Barcelone, 1970 ; lithographies et gravures, Galerie Vision Nouvelle, Paris, 1971 ; « Œuvres de 1956 à 1971 », Palais de la Méditerranée, Nice, 1971.
En 1972, il exécute une série de gravures sur aluminium, il expose à la Galerie Dreiseitel à Cologne, à la Sala Gaspar, à la Chapelle du Parage aux Arcs-en-Provence. Le quotidien Mainchini organisant une grande exposition de ses œuvres à la galerie Matsuzakaya à Tokyo, Clavé se rend au Japon, puis rentre en France par New York où les graffitis des rues et du métro lui inspirent des peintures.
Deux importantes expositions Clavé sont organisées au Musée Umeda d’Osaka et au Musée de Tel Aviv où est présentée son œuvre graphique de 1951 à 1973.

La technique des papiers froissés
Clavé entreprend en 1975 la suite de gravures destinées à illustrer La Gloire des Rois de Saint-John Perse ; il exécute également ses premiers essais de papiers froissés en trompe-l’œil.
Il expose à la Galeria Guereta à Madrid, à la Galerie Sapone à Nice, et présente ses œuvres de 1939 à 1975 à la Sala Gaspar.
En 1977, il présente des gravures de La Gloire des Rois à la Galerie Sagot Le Garrec à Paris et à La Palette à Toulon ; les papiers froissés en trompe l’œil sont exposés pour la première fois à la Sala Gaspar. Une exposition de Clavé est organisée à la Bibliothèque municipale et à l’Ecole des Beaux-Arts de Mulhouse.
En 1978 au Centre Georges Pompidou, Alain Mousseigne présente, dans le cadre des « Ateliers d’Aujourd’hui », les œuvres de Clavé « En marge de la peinture » ; en même temps Jacques Lassaigne, conservateur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, y organise une rétrospective complète de ses peintures de 1958 à 1978 ; les trompe-l’œil sont exposés pour la première fois à Paris. 
Trois autres expositions ont lieu simultanément à la A.H. Graphik de Stockholm, au Musée d’Art et d’Histoire du Luxembourg et au Musée des Beaux-Arts de Taipei.
En 1979, le Musée d’Unterlinden à Colmar présente une sélection d’œuvres de Clavé de 1958 à 1978.

Les années 80
Les années 80 voient la reconnaissance d’Antoni Clavé dans son pays natal où se multiplie les expositions : »Œuvre scénographique de 1946 à 1955 » , Institut del Teatro, Barcelone, 1980 ; « Peintures et gravures de 1939 à 1980 », Bibliotaca Nacional, Madrid ; « L’Œuvre graphique » fait l’objet d’une exposition itinérante organisée par le Département de la culture de la Généralité de Catalogne ; « Peintures et sculptures », Museo de Bellas Artes de Valence et à la Sala Luzán de Saragosse ; Alicante où son œuvre scénographique y est ajoutée.
Le Musée des Augustins de Toulouse organise durant l’été une exposition des peintures de Clavé depuis 1939. A la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain) de Paris, la Sala Gaspar présente un ensemble de peintures et de sculptures de Clavé dont l’œuvre graphique occupe les cimaises du Centre d’Etudes Catalanes. 
Cette même année, Clavé exécute une peinture murale de 9 x 3 m pour l’aéroport de Barajas à Madrid. Les maquettes de la décoration de l’Aéroport, « Autour d’une peinture à Barajas », huiles, gouaches et collages, sont présentées à la Sala Gaspar, ainsi que des peintures et des sculptures à la Galerie Sapone à Nice.
Le pavillon de l’Espagne de 1984 à la Biennale de Venise est consacré à Clavé : 125 œuvres, peintures, sculptures, maquettes et projets de costume de théâtre, retracent l’essentiel d’une vie de peintre que complètent 150 lithographies et gravures au Museo de Arte Contemporáneo de Madrid.
En 1985, Clavé montre ses peintures à la Nathan Sildeberg Gallery à New York et ses gravures au Museo de Bellas Artes de La Havane. 
Il rend hommage à Picasso sous le titre « A Don Pablo », à la galerie Regards à Paris où sont exposés 13 peintures et collages ; cette exposition sera ensuite présentée au Musée Picasso à Antibes, et l’année suivante à la Sala Gaspar. Durant l’été peintures, sculptures et objets occupent le musée Rigaud et le musée des Traditions populaires du Castillet à Perpignan, tandis que les grands formats sont présentés dans la chapelle du Château royal de Collioure.
Clavé fait un nouveau séjour au Japon en 1986 où sont organisées 4 expositions des œuvres de 1960 à 1985 au Metropolitan Teien Art Museum, Tokyo ; Museum of Art, Osaka ; Musée Kiyoharu Shirakaba, Yamanashi-Ken ; Open Air Museum, Hakone et en 1987 « Clavé années 60 », Galerie Sapone, Nice.
Cette dernière présente en 1988 un ensemble d’œuvres à « Art Jonction » à Nice, et la Galerie Patrice Trigano expose ses peintures récentes, notamment ses premiers « tableaux-jouets », à la FIAC. Clavé exécute un grand Tableau à la chaise pour la Fondation Van Gogh à Arles.
En février-mars 1989, le Palais de la Virreina à Barcelone présente les sculptures de Clavé de 1939 à 1986, et à l’ARCO de Madrid ses peintures récentes, montrées par Patrice Trigano, font l’objet d’une exposition dans sa galerie, en mars-avril, à Paris. La Galerie Yoshii et la Galerie Marbeau présentent ses petits formats et ses sculptures. Ses peintures et gravures sont exposées au Történeti Muzeum à Budapest.
En octobre Clavé fait un voyage à New York qui lui inspirera de nouvelles peintures.

Les années 90
En 1990, la sculpture monumentale commandée par la municipalité de Barcelone pour commémorer l’Exposition Universelle de 1888 (13 x 4,30 m) est installée parc de la Citadelle ; Clavé exécute les premières maquettes pour l’importante décoration de l’Ajuntament. 
Durant l’été ses œuvres font l’objet d’une exposition au Palacete Embarcadero à Santander organisée par l’Université Internationale Menendez y Pelayo.
Les œuvres inspirées par le séjour américain de Clavé sont présentées sous le titre « Vu à New York » à la Foire de Bâle par Patrice Trigano qui les expose ensuite dans sa galerie parisienne en octobre. La Galerie Marbeau expose en même temps sculptures et objets.
L’IRCAM présente, en octobre également, « Convergences Clavé-Boulez ».
En 1992, la galerie Patrice Trigano organise une exposition à Paris sur les « Bronzes » et le Museo Nacional de Bellas Artes de Santiago du Chili présente une grande rétrospective, et en 1993 le Palau de la Virreiva de Barcelone présente une rétrospective intitulée « Clavé, Œuvres de 1958 à 1993 »

Les expositions en Europe se multiplient au cours des années suivantes : « Muestra antológica 1960-1994 », Galería Maggiore, Bologna, 1995 ; « Antoni Clavé, Diptiques et Collages », Galerie Chozo Yoshii, Paris, 1995 ; « Pinturas, Trípticos y Collages », Galería Joan Gaspar, Barcelone, 1995 ; « Clavé », Galerie Elyseum, New York, 1995 ; « Antoni Clavé. Obres de les Sales Antoni Clavé del Palau de la Generalitat i del Fons d’Art de la Generalitat de Catalunya. Obra grafica del Fons d’Art de la Generalitat de Catalunya. Donació », Fons d’Art de la Generalitat de Catalunya, Barcelone 1995 ; « Antoni Clavé, Peintures, Triptiques et Collages », Galerie Chozo Yoshii, Paris, 1996 ; « Pinturas, Esculturas, Objetos 1960-1996 », La Pedrera, Caixa de Catalunya, 1996 ; « 10 portraits d’après Raphael, Boticelli et Leonardo », Galerie Sapone, Nice, 1997

De grandes expositions rétrospectives ont lieu à la fin des années 1990: « Pinturas 1928-1998 », Galería Joan Gaspar, Barcelone, 1998 ; « Antoni Clavé », Centre d’Art Santa Mónica, Barcelone ; Centre d’Etudes Catalanes, Paris ; Museu d’Art Modern, Tarragona, 1998 ; « Pinturas 1980-1999 », Centro Cultural del Conde Duque, Madrid, 1999, « Antoni Clavé. Opere 1960-1999 », Galleria San Carlo, Milano.

En 2001, conjointement à la sortie du livre de Pierre Daix « Clavé, Assemblages 1960-1999 » aux éditions « Ides et Calendes » a lieu à Locarno une exposition rétrospective réunissant la peinture, la sculpture et la gravure. La Galerie Joan Gaspar présente en 2003 et 2004 à Barcelone puis à Madrid « Dix ans de peinture, 1993-2003 ». En 2004, à l’occasion de la remise du prix Tomàs Francisco Prieto, une rétrospective de l’œuvre gravée est organisée au Musée Casa de la Moneda à Madrid.
La Galerie Chozo Yoshii présente en 2005 à Tokyo puis à Paris les derniers grands tableaux de Clavé.

Antoni Clavé décède à l’âge de 92 ans le 31 août 2005 à St Tropez.



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